16/06/2026
⚠️ ⚠️ ⚠️ Coup de gu**le ⚠️⚠️⚠️
Aujourd'hui, nous avons servi 32 couverts entre midi et 14h.
Deux heures de service. Une personne en salle, une personne en cuisine.
Cela représente 3,45 minutes par client.
3,45 minutes pour accueillir, installer, prendre les boissons, les commandes, cuisiner, dresser les assiettes, servir, débarrasser, proposer les desserts, servir les cafés et encaisser.
Mais derrière ces deux heures, il y a plus de 4 heures de préparation le matin, sans compter le travail de la veille : les sauces, les desserts, les cuissons, les légumes, la mise en place...
Et après le dernier café, la journée n'est pas terminée. Il reste encore la plonge, le rangement, le nettoyage et la préparation du lendemain.
Sans parler des enfants à déposer à l'école le matin, à récupérer à 16h, des courses chez le maraîcher, des fournisseurs, de l'administratif et de tout ce qui ne se voit jamais dans une assiette.
Au final, pour deux heures de service, ce sont souvent des journées de 10 à 12 heures. Et pourtant, le réveil sonne à 5h30 le lendemain. Peu importe l'heure à laquelle nous nous sommes couchés.
Alors quand on nous demande d'aller toujours plus vite, je me pose une question :
Qui a encore envie de vivre ce niveau de pression chaque jour ?
La restauration traditionnelle ne disparaîtra pas faute de clients. Elle risque de disparaître faute de femmes et d'hommes prêts à sacrifier leur temps, leur énergie et leur vie de famille pour défendre le fait maison.
Le fait maison a un coût. Il a aussi SURTOUT un temps.
Et derrière chaque assiette, il y a encore des artisans qui choisissent de le donner.