Fatty Gourmand - World Class Restaurants

Fatty Gourmand - World Class Restaurants Chroniqueur gastronomique et culinaire depuis 1994, Philippe Genion partage avec vous ses top restos

Et le meilleur NOUVEAU restaurant d’Europe est à…. Bruxelles ! KOBE AT THE TOP ! 🌟ELIANE is at the NR1 spot on the OAD l...
02/06/2026

Et le meilleur NOUVEAU restaurant d’Europe est à…. Bruxelles !

KOBE AT THE TOP ! 🌟

ELIANE is at the NR1 spot on the OAD list of new European restaurants.

OAD (Opiniated About Dining) is a list compiled from the votes of thousands of journalists, cooks, chefs, food critics, culinary bloggers or specialists, or experienced foodies, who vote all year 1-10 points plus explanations and infos, for all the best restaurants they have sampled during the year long.

Even if the director of OAD has been criticised or banned by many people because of his political opinions and publications, it’s not, for me, a valid reason to ignore the work of the thousands of voters who have collected the information whilst paying their bills, at thousands of restaurants that need and deserve the recognition. The restaurants need it now more than ever.

That’s why I still value this list, one of the lists that really matter (along with 50Best, Best Chef plus We’re Smart for the vegetal world).

See full listing at :

https://www.oadguides.com/lists/europe/top-new-restaurants/2026

07/05/2026

Respect !

Kobe 5.0 ! Le projet suivant du chef prodige Kobe Desramaults ouvre déjà timidement ses portes dans le Payottenland, cet...
05/05/2026

Kobe 5.0 !

Le projet suivant du chef prodige Kobe Desramaults ouvre déjà timidement ses portes dans le Payottenland, cette région située au sud-ouest de Bruxelles, depuis une ligne démarrant au nord de Halle presque jusque Enghien et allant jusqu’à l’ouest d’Anderlecht. Cette région très verte à la géographie très particulière, de petites collines et beaux espaces, a été élue « meilleur endroit au monde où boire de la bière » et c’est là qu’on produit les meilleures gueuzes.

Kobe y investit une grande ferme avec des hectares et des hectares de terrain sur lesquels il va faire croître ses propres légumes, herbes, fruits, et toute une série de produits pour le prochain restaurant qui devrait donc ouvrir en 2029.

Mais avant cela, il ferme Eliane pour deux mois et va ouvrir un restaurant non pas éphémère mais estival là-bas pour ces juillet et août. Je me réjouis de pouvoir y manger début juillet et de découvrir l’étape suivante de la carrière DU meilleur Chef que la Belgique ait jamais eu. Ave Kobe ! 💓

TOMA¡ , Liège, Mai 2026Je ne sais pas venir chez Thomas Troupin aussi souvent que je voudrais. D’abord, les horaires m’e...
03/05/2026

TOMA¡ , Liège, Mai 2026

Je ne sais pas venir chez Thomas Troupin aussi souvent que je voudrais. D’abord, les horaires m’en empêchent la plupart du temps, et quand j’ai été en congé, soit c’était le gel, soit les tracteurs en grève, soit eux étaient en vacances, etc. Donc je tente désormais de fixer la date bien à l’avance et ce 2 mai était une évidence vu que comme le 1er était un vendredi, on pouvait se permettre de faire le pont !

JOIE, donc, le bon jour est arrivé et nous avons pû courageusement grimper les quelques escaliers qui vous amènent dans une ruelle de vieilles pierres à l’arrière des bâtiments, où se situe le restaurant. Sorte de petit parc clos de murailles et grilles de fer forgé, c’est un endroit plus que magique qu’a déniché le jeune chef wallon le plus en vogue du moment.

Derrière ces vieilles pierres environnantes, le restaurant s’illumine, bâtiment lui ultra-moderne, un seul étage et tout en noir. A l’intérieur, noir et bois naturel se mélangent dans une ambiance de « grotte de plaisirs naturels » particulièrement chaude et y accueillante. On s’y sent bien dès les premiers instants.

Une coupe de champagne extra brut de la Côte de Bars démarre les festivités.

Cuisine ouverte, on voit des grills, un fumoir, des mains expertes qui manipulent des produits, wallons et locaux pour la plupart, la nature au pinnacle. Un beau livre est posé à table avec des dizaines de pages et de photos présentant tous les producteurs qui fournissent le restaurant, des partenariats plutôt, un mycélium de connaissances et de collaborations, dans un esprit de respect de la nature et de sustainabilité.

Ces collaborations se concrétisent déjà par une superbe introduction aux plaisirs, cinq premières mises en bouche magnifiques. Deux autour des viandes de Lothar Vilz, une tartelette à la langue de veau cru, crème de yoghurt fumé et acidulé et adobo, puis le traditionnel « américain frites » un petit rouleau croquant de pommes de terre farci d’américain bien assaisonné et posé sur un peu de mayonnaise ! Puis deux pièces végétales de leur maraîchère Marie Destiné avec une superbe pièce autour du poireau béarnaise avec poudre de poireau brûlé, et une autre sur le radis, tartare, pesto de vert, et sel fermenté. Enfin la truite des rivières proches, truite en gravlax puis finement fumée, émincée en rubans sur une coque craquante ondulée carpiaux, et œufs de truite.

Il est difficile de vous décrire tous les plats tant ils sont complexes et précis. Chaque énoncé de la part des cuisiniers qui ont finalisé les assiettes et viennent vous les apporter, dure plus d’une minute. Mais voici le menu que nous avons pu guster avec tant de plaisirs.

Escabèche de rouget grondin, persillade. Un souvenir d’enfance de Thomas dont la grand-mère espagnole lui faisait souvent des petits plats marins avec cette sauce « Escabéché » (rien à voir avec l’escavèche de Chimay) tomatee et épicée. Ici le rouget grondin a été grillé en brochette et nous était servi avec sa peau croustillante et une poudre de paprika fumé et orties. C’était extrêmement bon.

Un splendide vin blanc du pays basque français fut servi, bel accord que ce Colombard / Ugni blanc élevé sous la mer, fin et droit, presque aérien (étonnant vu l’apnée). Nous avons également goûté les accords sans alcool, dans ce cas une extraction de laurier et poivre de Stechuan.

Coquillages, eau de riz, jus de volaille, safran. Un autre souvenir d’enfance, et ici dans la coquille de praire se retrouvaient divers coquillages tranchés (praire, coques, palourdes grises) plus une effiloché de coucou de Malines, et recouverts d’un riz concassé et séché, réhydraté à table par le chef qui y verse un bouillon de paella safrané et iodé. Les instructions sont de gober tout en une fois et c’est une « fois » d’un grand plaisir. Saveur profonde et, expliquée comme ça, émouvante.

Le service est impeccable, amical et pro à la fois. Beaucoup de sympathie, mais de prévision aussi, l’œil pour tous les détails.

Langoustine, fleurs de sauge, sauce choron. Servie sur un joli coche en terre cuite, à manger en une bouchée avec les doigts. Nous nous exécutâmes avec un résultat gustatif totalement orgasmique. Cuisson parfaite, sauce et fleurs très savoureuses.

"Les petits poissons de la mer du Nord" récupérés et valorisés, en quenelle circulaire mise en brioche, sauce mouclade et huile d’ail, cerfeuil et persil. Quelle merveille. La brioche à pâte de poissons c’était déjà quelquechose. Mais le jus de moule crémé était ahurissant ! Quel plaisir !!

Feuilles de cassis, livèche, piment, șauce BBQ. La feuille panée et frite en tempura devenait une sorte de kroepoek divin, combinée à la sauce et aux éléments végétaux, le céleri sauvage (livèche) apportent épice et finesse à la fois.

Je dois faire une pause dans l’énumération pour dire qu’à ce stade du repas, nous étions totalement époustouflés de la qualité de ce qu’on a reçu. Après chaque service, on aurait pu/voulu en remanger trois. Évidemment on n’arriverait plus au bout, mais je veux partager ce sentiment de « oh c’est déjà fini » qui se répétait de plat en plat. Et c’est le signe des tous grands restaurants de générer cette envie de répétition. Bravo !!!

Asperges blanches grillées, sauce lacto-fermentée sur base d’un velouté d’asperges à la camomille et à l’aroche, pesto d’ail des ours, purée d’orties et herbes. La cuisson 35 l’assaisonnement de l’asperge étaient topissimes, la sauce était topissime, les deux purées végétales étaient superbes individuellement, et combinées elles étaient, heu, je cherche le mot... ah oui, topissime. 👌🌟🌟

Sur ce qui précédait, un superbe Gringet de Savoie faisait une superbe impression au point que je voudrais en acheter. Une infusion poireaux et citron était fort cohérente aussi.

Quant aux vins, ils sont principalement bio et biodynamiques, certains naturels aussi. La nouvelle « co-sommelière » Alisson Hacking est très talentueuse et visiblement passionnée. Avec Jehan Delbruyère (des Magneus d’Pelotes, ouiiii) ils choisissent ensemble les vins en accord avec précision et raison.
Ah oui, la carte des vins est toujours belle, avec des prix très raisonnables.

Je remarque que le chef est occupé à sélectionner des herbes sur une petite station au milieu de la salle. Il les place avec parcimonie et ordre sur des assiettes. On ne savait pas pourquoi mais la suite l’expliquerait !

La Tartine de Lothar. Herr Vilz est un des producteurs bovins les plus renommés et respectés de notre pays. Il connaît chaque bête par son nom, connaît et publie sur son site l’hérédité de chaque lignée, la multitude de fleurs et plantes que chaque animale doit consommer pour arriver à une saveur optimale. C’est un artiste du carné !
Cette tartine était donc un petit croûton très fin, tartinée de deux sauces grasses et acides à la fois, puis surmonté d’une kyrielle de feuilles et d’herbes. Ensuite arrivé un caquelon et une longue explication sur le travail de l’éleveur. Ensuite le couvercle en fonte noir s’ouvre et huit superbes tranches de viande rose se dévoilent, le veau de Lothar Vilz, fumé minute et ensuite déposé sur la tartine.
J’ai goûté la viande seule et elle fondait sur la langue. Combinée à la croûte, herbes et sauces, c’était une expression totale du terroir. Chaque fourchette était différente parce que la combinaison d’herbes et feuilles changeait. Comme lorsque l’animal broutait la prairie. Sublime.

Enfin, ma viande rouge préférée, le Pigeonneau ; ce n’est pas une volaille comme le faisan ou le poulet ou la pintade et la caille, par exemple. Le pigeon c’est sanguin, c’est de la viande rouge 🩸 !! Ça se mange bleu ou saignant. Il n’y a rien de rosé dans un pigeon. Ici il était accompagné de navets, fleurs, et un jus gras. Le suprême était magnifique, saignant, épicé, une sauce puissante, plus une autre sauce sur les navets qui eux étaient tendres et fins. Superbe assiette !
Les Cuisses étaient laquées, avec oseille et sarrasin. La viande se détachait toute seule. La peau était sublime. Meilleure cuisse de pigeon que j’aie mangée depuis pffiiouuuu…. Top !

Alors qu’un superbe blanc du Ric des Anges était servi, une tartelette de Chèvre cendré, généreusement recouverte d’un magnifique caviar Osciètre, arrivait. La combinaison était splendide et je ne pense pas l’avoir jamais goûtée. Au milieu une petite feuille de menthe-coq, celle utilisée dans la Chartreuse, venait ajouter une touche camphrée et presque poivrée. Une tuerie. WoW.

Arrivent une infusion de Coing Noir et un Cerdon du Bugey ! Ceci annonce clairement l’arrivée des desserts ! En premier, on part sur Cassis conservé provenant de la Framboiserie de Malmedy, yaourt, rhubarbe, émulsion de vin rouge. Beaucoup d’équilibre, sucre très contrôlé, puissance certes mais raisonnable. L’amertume du yaourt est fort agréable et le côté sanguin du cassis s’y combinait fort bien.

Ensuite, second dessert sur la Pomme de terre, caramel, et peau d'agrumes. Une petit mille feuilles de trois tuiles dr pomme de terre ultra fine et croquantes, sucrées, entre elles une fine crème et une touche de caramel, la peau d’agrumes quasi saupoudrées pour maintenir la finesse de l’ensemble. Parfaite conclusion de ce repas purement merveilleux.

Enfin les mignardises :
Macaron de pain brûlé
Truffes au marc de café
Crème brûlée au foin de cuisine

Un repas, que dis-je, un triomphe culinaire. Bravo .troupin pour ton absolue excellence et l’aspect si contemporain de ta cuisine. est un endroit unique et si particulier. Ancré dans les années 20, ton art est absolument actuel et terriblement profond et « relevant » !

Je le dis et le redis, nous sommes dans un des trois restaurants les plus CONTEMPORAINS de Belgique. Il y a des restaurants gastronomiques qui portent 2 ou même 3 étoiles qui sont excellents, certes, mais parfois pratiquent encore une cuisine ancrée dans les décennies précédentes, souvent trop aseptisée et sans émotion.
Ici l’émotion, il y en a partout ; dans chaque assiette ; dans chaque mètre cube d’espace du restaurant. On est dans le “NOW”, on est totalement enraciné dans le présent, le produit, majoritairement local, la vérité culinaire absolue, le rapport à l’enfance et à la terre, un travail absolument authentique et fondamentalement novateur.

C’est une expérience magnifique, époustouflante et émouvante. Bravo Thomas, ce que tu as créé là, et que tu produis avec toute ton équipe est rare et précieux. On est dans le niveau du 50Best et j’espère pour toi qu’ils te remarqueront. 👍🏼 🌟🌟👌👏🏼👏🏼 GO GO TOMA¡ 🚀 🇧🇪 👑

Le meilleur chef italien du Luxembourg (et un des meilleurs chefs italiens du Benelux et d’Europe)  et Simonetta Mosconi...
11/04/2026

Le meilleur chef italien du Luxembourg (et un des meilleurs chefs italiens du Benelux et d’Europe) et Simonetta Mosconi avec le meilleur chef du Monde Virgilio Martinez du restaurant Central (Lima, 🇵🇪 Peru) ! 🌟🌟🌟🌟🌟

Kobe des Villes,Kobe des Champs, L'artiste s'installe au vert pour l'été dans son "nouveau lieu" secret du Pajottenland
09/04/2026

Kobe des Villes,
Kobe des Champs,
L'artiste s'installe au vert pour l'été dans son "nouveau lieu" secret du Pajottenland

Le chef Kobe Desramaults déménage son restaurant bruxellois Eliane le temps d’un été. Ce pop-up prendra en effet ses quartiers dans le Pajottenland, un bijou rural du Brabant flamand du 1er juillet au 31 août

Attablez-Vous, Charles Jeandrain, Namur, Mars 2026Un petit (re)tour à Namur ! Cela fait plus d’un an que nous n’étions p...
22/03/2026

Attablez-Vous, Charles Jeandrain, Namur, Mars 2026

Un petit (re)tour à Namur !

Cela fait plus d’un an que nous n’étions pas venus nous attabler chez Charles Jeandrain, il était donc temps de reprendre la route de cette magnifique table wallonne.

A la sortie du centre de Namur en direction Profondeville, on grimpe une petite rue cabossée jusqu’à ce que de belles lumières et un grand logo bleu nous invitent à nous parquer devant cette énorme villa design au décor fort impressionnant, beau, zen, provoquant une impression de bien-être dès qu’on y pénètre. Un nouvel espace s’est créé à hauteur du parking, un petit bar à vins tout vitré et animé par le grand sommelier, et excellent danseur classique, « THE » Stéphane Dardenne !

Quelques marches plus loin, nous entrons au restaurant et saluons le chef sortant de sa cuisine comme un diable de sa boîte.

Une fois installés sur la belle banquette de velours beige, autour d’une table ample et sobrement dressée, on vient nous déposer la carte, splendidement présentée dans un porte-menu très luxueux. Un choix unique disponible à la carte ou déclinable en quatre à six services avec le choix de l’expérience fromage en sus. Les prix sont raisonnables vu le niveau et les énoncés font déjà saliver dès le début de la lecture.
Vu la saison, un grand menu « truffe » (splendide) est également proposé.

Deux Champagne proposés en apéro ainsi que cocktails et classiques. Froidement, trois premières mises en bouche fort savoureuses arrivent sur un très beau support de porcelaine en forme de W ! Deux petits fours et un petit velouté dans un verre à shot. Déjà on note de la créativité et de la réflexion dans ces petites préparations. Mais ensuite arrivent deux mises en bouche plus cuisinées, un tartare de moules avec voile d’oignons rouge et leche façon ceviche avec une huile végétale, et dans l’autre assiette une sorte de Won-Ton contenant un effiloché de queue de bœuf juste fabuleux dans un jus totalement succulent. WoW. Quel début !

Le premier vin proposé, fut un Sciaccarellu (sorte de version corse du pinot noir) en rosé. Un bel accord, vu qu’on démarra le menu avec le FOIE GRAS DE CANARD « À LA CUILLÈRE », une crème de foie gras moulé en une sorte de camée ovale au centre de l’assiette, surmonté par une quenelle de sorbet pomme verte presque fondant, petits tronçons d’anguille fumée, pickels de fenouil, feuilles de pourpier et shiso et quelques tuiles de nougatine au sésame. C’était aussi élégant que bon, la combinaison foie gras et anguille fumée est connue et toujours excellente, mais ici il y avait une alliance de saveurs vraiment très efficace, le gras du foie et le goût fumé/iodé de l'anguille, un grand produit belge. L’ensemble ici gagnait en élégance avec la présence de la pomme, en sorbet et aussi en petites billes jaunes d’une pomme plus acidulée. Superbe assiette.
Le vin était bien intéressant sur ce plat mais la composition sans alcool, axée sur pomme et fenouil, matchait encore plus parfaitement l’assiette.

La salle est divisée en deux, salle principale en longueur depuis l’entrée et ensuite la partie en “L” de la maison qui donne sur une gigantesque fenêtre panoramique à la forme pentagonale très étonnante !

On continue avec une entrée 100% végétale, un superbe Pithiviers ! La belle pâte feuilletée en dôme abritait une superposition alternée de céleri boule et de truffe noire avec en satellite un condiment, quenelle de moutarde de chou ! Le tout était ensuite accompagné d’un jus corsé de céleri grillé absolument orgasmique. Un superbe niveau technique sur ce plat qu’on a adoré. Grand grand niveau.

Le décor du restaurant est blanc et crème, plus cette couleur qu’on appelait greige autrefois. Tout est dans l’élégance, y compris deux superbes arbres fleuris qu’on croirait transpercer le sol au beau milieu des salles.

« BAR DE LIGNE CUIT NACRÉ ». Une cuisson nacrée, selon moi, c’est entre cru et cuit, un peu transparent à cœur, mais universellement chaud. Ce bar était fort bien préparé mais la cuisson était bien plus que « nacrée ». Ca n’empêchait pas de se régaler, poisson d’une saveur ultra fraîche et succulente, plus la crème de petits pois, les coques et une splendide sauce façon beurre blanc de verveine citron (un pléonasme à mon sens) avec quelques perles d’avruga (…). C’était fort bon et on fini tout le jus avec du pain !

Le chef décide de nous faire goûter son « TROMPE-L'ŒIL CARBONARA » fait de tagliatelles de Seiche, avec ponzu, truffe et guanciale. C’était totalement explosif. Quelle tuerie !!! Beaucoup de guanciale, donc de sel, la truffe par-dessus, le jus puissant, le côté citrique du ponzu, les tuiles et parmesan qu’on effrite et puis la texture magique de la seiche, tendre ET ferme à la fois. Miam !!!

Une sélection de vins bio et naturels est proposée en accompagnement du menu, inspirée et très bien construite par le jeune sommelier Max Vieubled (qui remplace Max, l’ancien, désormais parti officier dans des étoilés du côté de Hong-Kong !). Le nouveau Max est très confiant dans ses choix et les argumente avec brio. La carte est également fort complète et bien garnie. Des propositions sans alcool sont également disponibles.

Le plat « SIGNATURE » du chef c’est le Ris de vVau, qu’il annonce comme « croustillant et laqué » et effectivement il l’était. Avec lui, six éléments, un pesto de fanes de carottes, un effiloché de carottes acidulées, une carotte glacée, un « nem » de crème de carottes, un jus réduit légèrement aromatisé de jus de carottes et une crème … d’ail noir au ras el-hanout ! Un festival de saveurs et textures. Quant au ris de veau qui, quoiqu’en prétendent les carottes, était bien le produit principal et le chef de l’assiette, il était remarquable ; sa cuisson était fabuleuse, une belle croûte bien craquante, un cœur moelleux, et je lui ai attribué quelques grains de fleur de sel, juste pour le flatter ! Super assiette.

Notons au passage que le personnel est extrêmement accueillant, aimable, stylé, super bien habillé de costumes assortis, et leurs gestes sont précis et très fort élégants et surtout que leur service est très pro. La moindre miette tombant à table est brossée et éliminée des nappes blanches plusieurs fois durant le repas. Quelques nouvelles têtes parmi cette « brigade de salle », un grand garçon élégant juste diplômé de l’école hôtelière, de très beau talent (futur grand) et aussi un visage très familier, le toujours jeune Taïeb, ancien du Sea Grill et de Comme chez Soi, un grand pro !

Avant le plat, un petit tartare de bœuf réalisé à base des parures de la pièce principale, reprenant tous les codes de l’américain à la belge, comme une bouchée sur une superbe tuile de pain croquante, plein d’acidité et du coup, faisant presque office de petit trou normand. M’enfin on en aurait mangé quinze avec plaisir (alors que quinze boules de sorbet avec liqueur, non, ça on ne veut pas).

Enfin le plat, un superbe « BŒUF DE RACE SALERS MATURÉ (DRY AGED) » !
Oignons des Cévennes, tempura d’oignon, mille-feuille de pommes de terre avec confit d’oignons, pak-choï et piquillos complétaient l’assiette. La viande était parfaite, cuisson bleu chaud parfaite, très savoureuse, la sauce puissante et profonde, le gâteau de patates succulent, et tous les accompagnements gourmands. Top !

Les personnes désirant du FROMAGE sont dirigées vers une petite cave d’affinage située au milieu du restaurant. Dans ce petit espace climatisé, deux niveaux de fromages affinés côtoient une kyrielle de madeires millésimes disponibles au verre. Cette « Expérience Fromage » a même été couronnée d’un prix !

Le prélude au désert était un granité d’oseille avec meringues françaises et sorbet basilic et yaourt, citronné. Ensemble très frais, un véritable effet de digestion, beau et gourmand en plus !

Ensuite, « CHOCOLAT MANJARI ONCTUEUX » : Fève de cacao - fleur de sel - sarrasin soufflé - sorbet chocolat, du goût et de la fraîcheur et le sarrasin soufflé était tellement meilleur à croquer que les très ennuyants « crumbles » a texture de terreau si désagréables en bouche. C’était un dessert très réussi.

Avec le café de fort belles mignardises originales et travaillées.

Quel bonheur.

C’était un fort beau repas, d’un très haut niveau, et empreint d’une profonde vérité culinaire. Beaucoup de réflexion, et l’expression constante du chef Charles Jeandrain de son envie de le montrer. Car ces efforts se voient, se sentent, se goûtent, et au fil de nos visites nous constatons une évolution vers l’excellence et cela fait plaisir à voir.

Une maison qui mérite bien plus que toutes les récompenses acquises jusque-là, un chef très ambitieux, et avec raison, car il n’en a pas fini de monter. Au plaisir de nous ré-attabler, vous, chez ! ☺️
Grand Bravo !

Magnifique moment. Et les regards autour de lui disent tout le respect qu’ils ont pour ce chef qui s’excuse pour les err...
12/03/2026

Magnifique moment. Et les regards autour de lui disent tout le respect qu’ils ont pour ce chef qui s’excuse pour les erreurs du passé mais est déterminé à regardé vers l’avenir. 👏🏼👏🏼

UNIQUE !!!
25/02/2026

UNIQUE !!!

Een viering van een van de meest zeldzame en seizoensgebonden delicatessen 🌱

Op zondag 8 maart presenteren wij een speciaal menu volledig gewijd aan hopscheuten — een ware gastronomische schat die slechts enkele weken per jaar beschikbaar is. Bekend om hun delicate bitterheid en verfijnde elegantie behoren hopscheuten tot de meest exclusieve seizoensingrediënten in de fine dining.

Hopscheutenmenu – €195 (exclusief dranken)

• Salade van hopscheuten en witloof, bloedsinaasappel, appel
• Hopscheuten, geroosterde kippenconsommé, Belgische kaviaar
• Gegrilde hopscheuten, Noordzee garnalen, morieljes, selderijjus
• Gepocheerde skrei, zeewierboter, hopscheuten
• Granita van Avola-amandel en vlierbloesem, krokante hopscheuten

Een vluchtig seizoen, een unieke ervaring. Reserveer nu 💚

https://www.willemhiele.be/reserveren




Adres

Rue De La Chapelle 66
Marchienne-au-Pont
6030

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