La Caille Blanche

La Caille Blanche Confiseries artisanales au naturel. Le cadeau gourmet : création de bonbons, pâtes de fruits, guimauve, biscuits et chocolats, traditionnels où classiques.

06/06/2026

Vous avez commencé à goûter ceci avant même de l'avoir touché. Vos yeux l'ont déjà fait pour vous.

À Bordeaux, en 2001, des chercheurs ont coloré un vin blanc en rouge et l'ont fait goûter à des œnologues. Tous l'ont décrit comme un rouge corsé, tannique. La couleur seule avait trompé leur palais.

Plus de la moitié de votre cerveau est dédiée à la vue. C'est le sens dominant. Associé aux quatre autres — goût, odorat, toucher, ouïe — il forme le souvenir le plus complet qui existe.

Ouvrez les cinq portes en même temps. C'est comme ça qu'un repas devient un souvenir.

 

🎁 Pour prolonger la saison, j'ai préparé un petit guide à télécharger gratuitement, « Les 5 Portes » : cinq sens, cinq phrases, pour transformer un repas en souvenir. Le lien est dans ma bio.

Trace du jour n°S2-05 : quel plat vous a marqué rien qu'en le regardant ?

Dernier épisode : la porte de la vue.

Merci d'avoir suivi cette saison.

 

Une seule personne m'a écrit sur mon Reel du 7 mai.C'était l'ancienne nounou de mes enfants. Dix ans qu'on ne s'était pa...
02/06/2026

Une seule personne m'a écrit sur mon Reel du 7 mai.

C'était l'ancienne nounou de mes enfants. Dix ans qu'on ne s'était pas parlé.

Elle voulait la recette de mes crêpes, pour ses enfants à elle.

Voilà ce que nous nous sommes dit. Avec son accord. En préservant son anonymat.

 

Glissez pour lire. →

 

 

LesCarnetGourmands

30/05/2026

Il est passé par Issy.

Il repassera par là.

(Vous connaissez la chanson.)

Aujourd'hui et demain, je tiens un stand au marché

Bouquet d'idées, à Issy-les-Moulineaux, avec Amélie de Sous les ronces.

Elle imprime des fleurs sur la soie.

Je transforme la canne en sucre.

Et entre nos deux univers, il y a un fil qui se tisse, celui de la matière qu'on choisit de travailler par patience plutôt que par rendement.

Si vous passez par Issy, arrêtez-vous au stand.

Et si vous repassez par-là demain, nous y sommes encore.

 

📍 Esplanade de l'Hôtel de Ville · Issy-les-Moulineaux

🚇 Mairie d'Issy (ligne 12)

🕒 Samedi 10h-20h · Dimanche 10h-19h

 

26/05/2026

Derrière la douceur, 5/5.

 

Samedi, à Évry-Courcouronnes (), on a projeté un documentaire sur l'histoire du sucre.

Je n'y étais pas. Mais mes galabés, oui.

Quentin Valery, qui m'avait invitée, m'a écrit le soir même : « On a dégusté le galabé et pris le temps de le savourer avant de passer au reste, chacun a eu l'occasion de goûter. »

Cette phrase ne me quitte plus.

Parce que l'histoire que raconte cette série, 200 ans de plantations, des fortunes bâties à Nantes et Bordeaux, douze millions et demi de vies déportées, des ouvriers nourris au sucre pour tenir quatorze heures, toute cette histoire a été fabriquée dans la précipitation. Le rendement. L'urgence.

Et puis il y a eu l'engagisme. Le mot qu'on n'apprend pas à l'école. Après 1848 et l'abolition, à La Réunion, à l'île Maurice, dans les Caraïbes, on a fait venir des travailleurs sous contrat — d'Inde, de Chine, de Madagascar — pour continuer à faire pousser la canne. Mêmes champs. Mêmes gestes. Statut différent, conditions souvent terribles. La mémoire douce de mon jardin créole est aussi celle de ces hommes-là.

Et samedi, à Évry, le public a posé un morceau de galabé sur la langue. Et personne ne s'est pressé.

C'est ça, je crois, la seule chose que je peux transmettre.

Pas l'histoire. Pas l'innocence. La lenteur.

Merci à Quentin, à la Micro-Folie d'Évry-Courcouronnes, et à chacune et chacun de ceux qui ont goûté.

(Le premier coffret avance. Bientôt.)

 

23/05/2026

Avant même de goûter, vos mains savent déjà.

 Vos doigts contiennent des milliers de terminaisons nerveuses. Quand vous touchez un aliment, sa texture, son poids, sa température, votre cerveau commence à l'évaluer. Et cette information change ce que vous allez goûter. Un aliment lisse ne se goûte pas comme un aliment rugueux. Même à saveur égale.

C'est pour ça que toucher avant de goûter, c'est offrir une couche de plus à votre mémoire. Chaque sens ajouté rend le souvenir plus solide.

Cette semaine : un fruit, dans votre main. Yeux fermés. Son poids, sa peau, sa température. Puis goûtez.

Trace du jour n°S2-04 : quel aliment aimez-vous toucher avant de manger ?

 Épisode 4/5 — La porte du toucher.

 P.S. — Aujourd'hui à Évry-Courcouronnes, mes galabés ne sont plus dans le post. Ils sont à la pause du documentaire « Le sucre, pour la douceur et pour le pire ».

 

21/05/2026

Derrière la douceur, 4/5.

 On apprend à l'école que la révolution industrielle a marché au charbon. C'est vrai. Mais ce n'est qu'une moitié de l'histoire.

 L'autre moitié, c'est le sucre.

 Le sucre a financé l'industrie : les fortunes accumulées par les planteurs et les négociants — à Nantes, à Bordeaux, à Amsterdam — ont fourni le capital qui a permis de bâtir usines, ports et machines.

 Et le sucre a nourri ceux qui faisaient tourner ces usines.

Le thé sucré des classes populaires britanniques n'était pas qu'un plaisir : c'était un rituel énergétique. Des calories bon marché pour des journées de quatorze heures.

 Le carburant des machines, c'était le charbon. Le carburant des ouvriers, c'était le sucre.

 Et derrière chaque morceau, le même système.

 Le 23 mai, à la Micro-Folie d'Évry-Courcouronnes, on continue cette conversation.

 À mardi pour le post 5.

 

19/05/2026

Derrière la douceur, 3/5.

Le 23 mai, c'est la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition. Cette semaine, je continue à partager ce que j'ai appris en me plongeant dans les documentaires Arte « Le sucre, pour la douceur et pour le pire ».

Aujourd'hui, un chiffre.

12,5 millions de personnes déportées d'Afrique vers les Amériques entre le XVᵉ et le XIXᵉ siècle. Plus de la moitié pour les plantations de canne à sucre. Le système, forgé par les Portugais à Madère puis transposé aux Amériques par Christophe Colomb, a tissé une relation directe entre l'économie sucrière et l'esclavage de masse.

Cette fleur pousse dans mon jardin, dans les Hauts de l'Étang-Salé. Elle ne raconte pas que la douceur.

À jeudi.

16/05/2026

Le caramel a deux écritures.

Le caramel à sec, sucre seul dans la casserole, sert aux caramélisations dures : nougatines, croquants, sucres filés, glaçages bruns.

Le caramel à l'eau, sucre et eau ensemble, puis eau de détente ajoutée à la fin, sert aux nappages liquides. Le bord d'un ramequin d'œufs au lait. Le glaçage d'un flan. Le filet posé sur une crème.

Ce ne sont pas deux niveaux. Ce sont deux outils.

L'un n'est pas pour les débutants et l'autre pour les professionnels. L'un sert à une chose, l'autre à une autre. Les confiseurs et les pâtissiers les utilisent comme un charpentier utilise une scie ou une plane : selon le geste à faire.

Si on vous a dit que le caramel était "difficile", demandez d'abord lequel on vous a appris.

 

La recette filmée : 100 g de sucre, 20 g d'eau, cuisson sur feu moyen jusqu'à blondeur. Hors du feu, 40 g d'eau ajoutés très prudemment (ça projette). Caramel liquide prêt à napper.

 

Choisissez votre geste. Pas votre grade.

 

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16 Rue André Theuriet
Paris
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