18/05/2020
Quand naissent de petites collabs 😍
Cassoulet:
Un cassoulet c’est une série de petites intentions et d’attentions.
Tout d’abord, un jus. Ici d’os de cochon, de couenne fraîche, de couenne affinée au poivre et de couenne de notre lard de noir gascon. On le mélange avec un consommé de caneton mi sauvage. On poivre, on rajoute un poil de girofle, de macis, de genévrier
et de la muscade. On réduit mais on le laisse très souple. Il repose, on dégraisse, c’est le collagène des couennes qui va amener la consistance à notre bouillon.
On blanchit les mounjettes, puis on les précuit au court bouillon et on les termine dans notre jus avec juste un peu de carotte et de céleri en brunoise. Ici des haricots de maïs (Tarbais sans appellation), ils doivent être parfaitement cuits mais ne pas encore se compoter, puis on laisse reposer.
Je termine la couenne de lard affiné coupée en petit cube et qui reste ferme avec de l’ail et du jus, 15h à 90C, ça y est elle est tendre.
On aura au préalable confit dans son propre gras (récupéré de la cuisson des carcasses) les cuisses désossés de caneton avec les cous farcis des gésiers, des abats et de petits cubes de lard.
Une belle saucisse de Toulouse de chez Granel saisie au beurre.
De la poitrine légèrement fumée à chaud des copains des emboucaneurs.
On aura amené le jus à bonne consistance.
Dans une cassole des frères Not, on mettra les haricots, puis les viandes dessus, un peu de jus.
Le four qu’on aura pris soin de préchauffer à 190C recevra la cassole pour 25min de cuisson, pas de chapelure cette fois.
À la fin, un cassoulet très souple et peu gras, un jus encore un peu liquide mais concentré en goût qu’on saucera avec envie et qu’on terminera sans lourdeur.
Disponible au Solides sur réservation au 0670818571